Livret de famille · Họ Đinh Nho · Hương Sơn

La lignée
Đinh Nho Cinq siècles de mémoire — un livret pour les jeunes

繼 世 登 科 « De génération en génération, reçus aux grands concours,
sans jamais d'interruption »
Hương Sơn · Hà Tĩnh · Việt Nam  —  ~1543 → aujourd'hui
Un mot pour toi

Avant de commencer…


Tu portes un nom qui a traversé près de cinq cents ans. Avant toi, vingt générations l'ont porté : des paysans et des lettrés, des soldats et des ambassadeurs, des poètes, des mères courageuses, des enfants qui — comme toi aujourd'hui — apprenaient à lire et se demandaient d'où ils venaient.

Ce petit livre n'est pas un manuel d'histoire ennuyeux. C'est plutôt une lettre que tes ancêtres t'écrivent à travers le temps. Elle te raconte qui ils étaient, ce que veut dire ton nom, en quoi ils croyaient, et ce qu'ils espèrent de toi.

Tu n'es pas obligé de devenir mandarin ou champion. Tes aïeux demandaient une seule chose : que tu sois une personne droite et bonne, fière de ses racines, utile aux autres. Le reste — les diplômes, les médailles, les voyages — n'est qu'une conséquence.

Lis sans te presser. Et quand tu auras fini, tu sauras une chose précieuse : tu n'es pas seul. Toute une lignée marche derrière toi.

— Pour les enfants et petits-enfants de la lignée Đinh Nho

~500
ans d'histoire
20+
générations
4
branches familiales
4
divinités tutélaires
Chapitre I

I · Les originesD'où venons-nous ?

Notre histoire commence avec des rois, traverse une guerre civile, et s'enracine au bord d'une rivière du centre du Vietnam.


Du sang des empereurs

Notre famille descend de la grande lignée Đinh de Gia Viễn, dans la province de Ninh Bình — la même région que les premiers empereurs du Vietnam. Nos aïeux les plus lointains se rattachent au général Đinh Điền (924–979), l'un des quatre lieutenants de confiance de l'empereur Đinh Bộ Lĩnh, aussi appelé Đinh Tiên Hoàng.

Pourquoi est-ce important ? Parce que Đinh Bộ Lĩnh est le souverain qui, en 968, a unifié le pays et fondé le royaume du Đại Cồ Việt — le premier Vietnam véritablement indépendant après mille ans de domination chinoise. Le nom Đinh est donc l'un des plus anciens noms royaux de notre histoire.

◆ ◆ ◆

La fuite et le nouveau départ

Au début du XVIᵉ siècle, le Vietnam est déchiré : la famille Mạc a renversé la dynastie des , et le pays se divise. Notre ancêtre sert les Lê. Lorsque son chef, le mandarin Lê Tuấn Mậu, est exécuté par Mạc Đăng Dung, notre aïeul est à son tour pourchassé.

Vers 1527, fuyant les troubles, quatre frères partent vers le sud, au pays de Hoan Châu (le Nghệ An et le Hà Tĩnh d'aujourd'hui). Là, ils se séparent pour fonder chacun une lignée. L'aîné, Đinh Phúc Diên, poursuit sa route et s'installe vers 1543–1546 à An Ấp / Sơn Hòa, dans le district de Hương Sơn (Hà Tĩnh). C'est là que naît notre lignée.

1ʳᵉgénération

Đinh Phúc Diên

Ancêtre fondateur · ~1475 – 93 ans

Officier militaire, il reçut le titre de Tả Hiệu Điểm, marquis de Công Tây pour son aide à la restauration des Lê. Mais l'essentiel n'était pas son grade : c'était son caractère. La généalogie le décrit « assidu au travail, vivant dans la sobriété, plaçant au premier rang le devoir envers la patrie et l'amour du peuple ». Il défricha des terres, leva l'étendard « soutenir les Lê, anéantir les Mạc » aux côtés de son ami Phạm Phúc Kính, et vécut 93 ans.

Chaque année, le 9ᵉ jour du premier mois lunaire, toute la famille se rassemble pour honorer sa mémoire. C'est le jour le plus important de l'année pour la lignée.

« La lignée Đinh Nho est une grande lignée illustre et aristocratique de Hương Sơn et du pays de Nghệ… Elle a engendré de nombreux personnages célèbres, dans les concours, dans la carrière mandarinale comme dans les armes. » — Journal Hà Tĩnh, 17 avril 1999
Chapitre II

II · L'identitéQue signifie notre nom ?

Un nom vietnamien se lit comme une petite phrase. Le nôtre dit, en deux mots : « la famille des lettrés ».


Đinh — le nom de famille

C'est le nom de clan, celui qui se transmet de père en fils. Đinh est l'un des plus vieux noms du Vietnam : c'est celui de la première dynastie impériale. Le porter, c'est hériter d'une histoire qui touche aux racines mêmes de la nation.

Nho — le lettré confucéen

Le caractère 儒 (Nho) signifie « lettré », « savant de l'école de Confucius ». Ce mot, placé au milieu du nom, est devenu la marque de notre lignée. C'est un programme de vie : étudier, cultiver son esprit, servir le bien.

Mets les deux ensemble, et Đinh Nho raconte tout : une famille de sang ancien qui a choisi la voie de l'étude et de la vertu. Ce « nom du milieu » (en vietnamien tên đệm) se retrouve de génération en génération — Đinh Nho Công, Đinh Nho Hoàn, Đinh Nho Điển… — comme un fil d'or cousu à travers les siècles.

Quand on te demande ton nom, souviens-toi : tu ne dis pas seulement comment on t'appelle.
Tu annonces d'où tu viens et ce que tu vises.

Chapitre III

III · La boussoleLe confucianisme, simplement

Le mot « Nho » de ton nom vient d'une idée née il y a 2 500 ans. Voici, sans jargon, ce qu'elle veut dire.


Il y a très longtemps, en Chine, un maître nommé Khổng Tử (Confucius, ~551–479 av. J.-C.) se posa une question simple : « Comment vivre ensemble, en paix et avec justice ? » Sa réponse n'est pas une religion avec des dieux à prier, mais plutôt une sagesse pour bien se conduire — en famille, à l'école, dans la société.

Cette pensée est devenue, pendant des siècles, le cœur de la culture vietnamienne. C'est elle qui a guidé nos ancêtres. Au centre, deux grandes valeurs que tu connais peut-être déjà :

Hiếu — la piété filiale

Aimer, respecter et prendre soin de ses parents et de ses aînés ; honorer ceux qui nous ont précédés. C'est la première des vertus : tout commence là.

Trung — la loyauté

Être fidèle : à sa parole, à ses amis, à sa communauté, à son pays. Tenir bon, même quand c'est difficile, même quand personne ne regarde.

les cinq vertus constantes · ngũ thường

Confucius résumait l'art de bien vivre en cinq qualités à cultiver toute sa vie. Les voici — apprends-les, ce sont les cinq couleurs de ton héritage :

Nhân
la bienveillance
Nghĩa
la droiture
Lễ
le respect
Trí
la sagesse
Tín
l'intégrité
pourquoi l'étude comptait tant

Dans le Vietnam d'autrefois, on ne devenait pas important par sa fortune ou sa naissance, mais par les concours. Des examens très difficiles, ouverts (en théorie) à tous, permettaient aux meilleurs élèves de servir l'État. Il y avait trois grands niveaux :

Thi Hương · concours régional → titre de Cử nhân / Hương cống Thi Hội · concours métropolitain Thi Đình · concours du palais, devant le roi → titre de Tiến sĩ (docteur)

Les noms des docteurs étaient gravés dans la pierre, sur les stèles du Temple de la Littérature (Văn Miếu) à Hanoï — où l'on peut encore les lire aujourd'hui. Réussir, c'était inscrire son nom dans la mémoire du pays. C'est pourquoi, dans notre famille, on répétait sans cesse : « étudie avec assiduité ». Tu liras bientôt les noms des nôtres gravés là-bas.

Temple de la Littérature · Văn Miếu – Quốc Tử Giám · Hanoï

Parmi les 82 stèles de docteurs du Văn Miếu, deux portent le nom du clan Đinh Nho — père et fils, séparés de trente ans. La carte ci-dessous localise exactement chaque stèle.

Plan du Văn Miếu avec localisation des stèles Đinh Nho Công et Đinh Nho Hoàn

1 Đinh Nho Công · Canh Tuất 1670 · stèle n°31 · 3ᵉ depuis la droite, 1ʳᵉ rangée  —  2 Đinh Nho Hoàn · Canh Thìn 1700 · stèle n°19 · 1ʳᵉ depuis la droite, 2ᵉ rangée

« En t'avançant, sois un lettré d'honneur ; en te retirant, sois un honnête paysan. » Précepte de la lignée — 進為義士 · 退為良農 (tiến vi nghĩa sĩ, thoái vi lương nông)

Traduction pour aujourd'hui : quand tu réussis, mets ton savoir au service du juste ; quand tu n'as pas de poste, reste un travailleur honnête et fier. Dans les deux cas, on peut compter sur toi.

Chapitre IV

IV · Les modèlesNos figures illustres

Voici quelques aïeux dont on raconte encore l'histoire. Ils ne sont pas parfaits — ils sont inspirants.


7ᵉgén.

Đinh Nho Công

Le premier docteur · 1637 – 1695

Pendant six générations, la famille n'eut qu'un fils par génération et aucun lauréat. Tout changea avec lui : à 34 ans, en 1670, il devint le premier Tiến sĩ (docteur) de la lignée. Il fut un censeur (haut magistrat) réputé pour son intégrité. Une histoire le montre bien : envoyé inspecter les prisons, il découvrit un homme injustement détenu et le libéra — un geste qui, des années plus tard, changera le destin de la famille (tu le verras avec Bà Phan Thị Viên).

Il eut 12 enfants, dont 6 fils, et fut plus tard honoré sous le nom d'Anh Nghị Đại Vương, « le grand dignitaire talentueux et résolu ».

8ᵉgén.

Đinh Nho Hoàn

Le diplomate-poète · 1671 – 1716

Fils du précédent, c'est sans doute le plus célèbre de nos ancêtres. Brillant très jeune, il devint Hoàng Giáp (docteur de second rang) à 30 ans, en 1700. Nommé gouverneur de Cao Bằng, il fit dégager les rivières, allégea les taxes et les contrôles ; reconnaissants, les marchands chinois lui élevèrent une stèle de gratitude, la « Stèle de la juste administration ».

En 1715, le roi l'envoya en ambassade en Chine. Il n'en revint pas : il tomba malade et mourut à Yên Kinh (Pékin) début 1716, à 45 ans. Sur la route, il composa un recueil de 103 poèmes (Mặc Ông sứ tập). Il avait aussi fait fondre une cloche de pierre, gravée d'une pensée magnifique :

« Le son de la cloche est limpide et cadencé, doux et pourtant haut et puissant, à l'image de l'élévation de l'homme. C'est pourquoi, aimant ce son, je l'ai fait fondre… pour affermir ma résolution. »

8ᵉgén.

Phan Thị Viên — « Bà Tiết phụ »

L'épouse fidèle et poétesse

Elle était la fille de l'homme que Đinh Nho Công avait sauvé de prison. Pour rembourser cette dette, sa famille la donna en mariage au fils du sauveur, Đinh Nho Hoàn. Mariée à 16 ans, lettrée et talentueuse, elle écrivit dix poèmes pour son époux partant en ambassade.

Quand la nouvelle de la mort de son mari arriva, elle cacha d'abord sa douleur pour ne pas inquiéter les siens. Puis, après le retour du cercueil, elle composa des poèmes d'adieu et choisit de mourir pour le suivre. Le roi lui décerna le titre de « Tiết phụ » (femme fidèle). La célèbre écrivaine Đoàn Thị Điểm s'inspira de sa vie pour écrire le récit « La femme valeureuse d'An Ấp ». Son histoire est belle et grave — elle nous parle de loyauté et de force, mais aussi de la valeur de chaque vie.

8ᵉgén.

Đinh Nho Côn

Le lettré devenu général

Frère de Đinh Nho Hoàn, il fut premier au concours régional (Giải nguyên)… puis abandonna la plume pour l'épée ! Devenu commandant militaire, il reçut le titre de marquis de Hương Nghĩa. Ses descendants s'établirent à Thanh Liên (Thanh Chương, Nghệ An), où ils fondèrent une branche entière de la famille. Sa devise pourrait être : on peut servir le pays autant par le savoir que par le courage.

11ᵉgén.

Đinh Nhật Thận

Le grand poète · 1815 – 1866

Arrière-petit-fils de Đinh Nho Côn, il devint docteur en 1838 et fut l'ami intime du célèbre poète rebelle Cao Bá Quát. Compromis dans une révolte, il fut emprisonné. C'est en captivité qu'il écrivit son chef-d'œuvre, le Thu dạ lữ hoài ngâm (« Complainte nostalgique d'un voyageur par une nuit d'automne »).

Le grand professeur Đặng Thai Mai le classait parmi les quatre plus belles « complaintes » de toute la littérature classique vietnamienne — aux côtés du Chinh phụ ngâm, du Cung oán ngâm khúc et du Truyện Kiều de Nguyễn Du. Autant dire : un sommet de notre langue, écrit par l'un des nôtres.

14ᵉgén.

Đinh Nho Điển

Le mandarin patriote · 1846 – 1884

Docteur en 1875 sous le règne de Tự Đức, il servit comme haut magistrat. Quand les troupes françaises s'emparèrent de la province de Thừa Thiên, il se laissa mourir de faim. La dynastie Nguyễn fit édifier un temple en son honneur — aujourd'hui classé vestige historique provincial.

une famille, quatre divinités

Les Quatre Phúc thần

Voici un fait extraordinaire et très rare dans toute l'histoire du Vietnam : dans une seule et même famille, quatre personnes ont été élevées par les rois au rang de divinités tutélaires (Phúc thần) — c'est-à-dire d'esprits protecteurs vénérés au temple. Ce sont :

Đinh Nho Công — le père Đinh Nho Hoàn — son fils Phan Thị Viên — sa belle-fille Đinh Nho Côn — son fils

« En haut, ils protègent la patrie ; en bas, ils abritent le peuple.
Une seule maison, quatre divinités tutélaires : quelle gloire ! » — Éloge du licencié Đinh Nho Quang (14ᵉ génération)

On les honore aujourd'hui encore au temple de Gôi Vỵ (à Sơn Hòa, Hương Sơn). Ce n'est pas de la « superstition » : c'est une manière de dire merci et de garder vivante la mémoire de ceux qui ont fait honneur à la famille et au pays.

Chapitre V

V · La structureL'arbre et ses branches

Une seule racine, plantée à Hương Sơn. Puis, peu à peu, de grandes branches qui s'étendent à travers tout le pays.


Pendant les sept premières générations, la lignée fut « độc đinh » : un seul fils transmettait le nom à chaque génération. Un fil très fin, mais qui ne se rompit jamais. Voici les premiers maillons :

1

Đinh Phúc Diên

Ancêtre fondateur · 93 ans

Vient de Gia Viễn (Ninh Bình), s'établit à Hương Sơn vers 1543–1546. Marquis de Công Tây.

2

Đinh Phúc Trường

93 ans

Fidèle aux enseignements de son père, il étudia auprès du maître Trần.

3

Đinh Phúc Bảo

60 ans
4

Đinh Chính Tính

71 ans
5

Đinh Phúc Khánh

82 ans
6

Đinh Hữu Luân

1602 – 1676 · 75 ans

On raconte qu'il aida un marchand chinois en perdition, qui lui transmit en retour l'art du feng shui. C'est lui qui choisit l'emplacement des tombeaux ancestraux.

7

Đinh Nho Công

1637 – 1695 · le tournant

Premier docteur de la lignée (1670). Avec lui, le « fil unique » devient un arbre : il eut 6 fils, et la famille s'épanouit enfin.

8

La 8ᵉ génération

la division en quatre branches

Les fils de Đinh Nho Công donnèrent naissance aux quatre grandes branches de la lignée (ci-dessous).

Les quatre branches

Branche aînée · « A »

Đinh Nho Trạch

Fils aîné de Nho Công. Licencié à 18 ans, on le comparait à un « Immortel ». Sa descendance, à Hương Sơn, est notée « A » dans la généalogie.

Branche cadette · « B »

Đinh Nho Thận

Autre fils de Nho Công, à Hương Sơn. Sa descendance est notée « B ». (C'est de cette branche que vient, plus tard, le savant Đinh Xuân Lâm.)

3ᵉ branche

Cương Gián (Nghi Xuân)

Fondée par Đinh Nho Thường, qui s'établit à Cương Gián, dans le district de Nghi Xuân (Hà Tĩnh).

4ᵉ branche

Thanh Liên (Thanh Chương)

Fondée par le général Đinh Nho Côn, à Thanh Liên (Nghệ An). C'est la branche du poète Đinh Nhật Thận.

Aujourd'hui, les descendants vivent dans tout le Vietnam — et même à l'étranger. Si tu lis ces lignes loin du pays, sache que tu fais partie de l'une de ces branches. Pour savoir laquelle, demande à tes parents ou à tes grands-parents : c'est une belle conversation à avoir.

Chapitre VI

VI · La relèveLa lignée aujourd'hui

La tradition n'est pas un musée. Elle continue — y compris avec des jeunes de ton âge.


Après les empereurs et les mandarins, la famille a continué de donner des femmes et des hommes remarquables, jusqu'à notre époque. En voici quelques-uns :

savant

Pr Đinh Xuân Lâm

Historien · 1925 – 2017

Né à Sơn Tân (Hương Sơn), il devint l'un des historiens les plus respectés du Vietnam — l'un des légendaires « Quatre Piliers » de l'histoire vietnamienne. Distingué comme « Enseignant du Peuple », il forma des milliers d'étudiants et publia plus de 570 travaux. Il travaillait encore à 80 ans passés.

savant

Đinh Xuân Vịnh

Lettré encyclopédiste · 16ᵉ génération

Formé sous la colonisation, ce fut un dévoreur de livres légendaire. Pendant plus d'un demi-siècle, seul, il composa à la main une véritable encyclopédie du Viêt Nam : 40 cahiers d'écolier, près de 40 000 entrées, qu'il intitula Việt Nam Văn Hiến (« la civilisation du Viêt Nam »). Une partie en fut publiée sous le titre Sổ tay địa danh Việt Nam (754 pages) ; son œuvre reçut le Premier Prix de l'Association des arts populaires du Vietnam (1994), fut proposée pour le Prix Hồ Chí Minh, et l'État lui décerna la Médaille du Travail.

diplomate

Đinh Nho Liêm

Premier vice-ministre des Affaires étrangères

Issu d'une famille très pauvre (on tissait la toile pour vivre), il devint, à force de travail, ambassadeur dans plusieurs pays puis premier vice-ministre des Affaires étrangères. La preuve vivante du précepte familial : ce ne sont pas les moyens du départ qui décident, mais la persévérance.

diplomate

Đinh Nho Hưng

Ambassadeur en Norvège · depuis 2023

La vocation diplomatique de la famille se poursuit. Entré au ministère des Affaires étrangères en 1999, il a remis ses lettres de créance au roi Harald V le 1ᵉʳ juin 2023, devenant ambassadeur du Vietnam à Oslo. Après Đinh Nho Liêm, c'est un nouveau Đinh Nho qui représente le pays auprès des nations.

moine

Thích Minh Châu (Đinh Văn Nam)

Maître bouddhiste & traducteur · né en 1918

D'une lignée Đinh apparentée (Nghi Lộc) qui compta quatre générations de docteurs, il devint un grand maître du bouddhisme vietnamien et le traducteur du Canon pâli en vietnamien, après douze années d'études à Ceylan et en Inde. Un esprit de savoir et de paix.

pionnière

Đinh Thị Hoa

Pionnière du cinéma · née en 1961

Fille de Đinh Nho Liêm, elle fut l'une des toutes premières Vietnamiennes à décrocher un MBA de la Harvard Business School. De retour au pays en 1994, elle fonda le groupe Galaxy (Thiên Ngân) et devint la pionnière du cinéma privé au Vietnam. La voie de l'excellence n'est plus réservée aux concours d'autrefois — ni aux seuls garçons.

Stanford

Đinh Nho Tâm

Cambridge & Stanford · né en 1986

Boursier intégral de Cambridge (mathématiques, Trinity College — le collège de Newton), il décrocha ensuite un MBA de Stanford, où il fut le premier Vietnamien depuis des décennies à recevoir le prix Arjay Miller (top 10 % de sa promotion). Rentré au pays, il est aujourd'hui directeur financier et de l'investissement du groupe Galaxy. Sa devise, empruntée à Nike : « Just do it » — lance-toi.

18ᵉgén.

Đinh Nho Kiệt

Prodige des échecs · né en 2010

Voici un membre de la famille qui pourrait être ton cousin ! Né en 2010, il est déjà un champion d'échecs. En 2023, aux championnats d'échecs des jeunes d'Asie du Sud-Est, il a remporté six médailles d'or — y compris en montant jouer chez les plus grands que lui. Un an plus tôt, il avait été champion du monde dans sa catégorie d'âge.

La lignée des lettrés d'autrefois a aujourd'hui ses champions, ses scientifiques, ses artistes. Demain, peut-être, ce sera toi.

Et tant d'autres aujourd'hui

Đinh Nho Hào — professeur de mathématiques à l'Institut de mathématiques, président de son conseil scientifique, spécialiste reconnu des « problèmes inverses ».

Đinh Nho Minh — petit-fils de Đinh Nho Liêm ; boursier intégral de l'université Tufts en relations internationales, il poursuivit ses études supérieures à Harvard et est aujourd'hui docteur. Son rêve, comme celui de son grand-père : servir la diplomatie de son pays. Avec lui, toute une 18ᵉ génération écrit, en ce moment même, la suite de cette histoire.

Le savais-tu ? · Une fille de la lignée et le général Võ Nguyên Giáp

Au XIXᵉ siècle, Đinh Thị Hoan — sœur du docteur Đinh Nho Điển — épousa un lettré de la famille Đặng. Son petit-fils fut le grand professeur Đặng Thai Mai, ministre de l'Éducation et premier directeur de l'Institut de littérature. Et la fille aînée de Đặng Thai Mai, l'historienne Đặng Bích Hà (1928–2024), épousa en 1946 le général Võ Nguyên Giáp — le légendaire vainqueur de Điện Biên Phủ.

Ainsi, par les femmes, le sang de la lignée Đinh Nho rejoint l'une des plus grandes figures de toute l'histoire du Vietnam.

Et entre ces grands noms : des médecins, des ingénieurs, des enseignants, des soldats, des paysans, des mères de famille. Beaucoup se sont sacrifiés pour le pays — certaines familles comptent plusieurs martyrs, et une aïeule a reçu le titre de « Mère vietnamienne héroïque ». Tous, à leur manière, ont tenu la promesse du nom Đinh Nho.

Chapitre VII

VII · L'héritageTes devoirs

Il y a trois siècles, Đinh Nho Hoàn fit graver dans la pierre une lettre à ses descendants — donc à toi. La voici, traduite pour aujourd'hui.


Avant de partir pour son ambassade en Chine (dont il ne reviendrait pas), Đinh Nho Hoàn dressa une stèle portant ce précepte familial (gia huấn). C'est notre texte le plus précieux : une feuille de route pour devenir quelqu'un de bien.

« À mes descendants »

Stèle de Đinh Nho Hoàn · ~1715
  1. Sois loyal et respectueux des tiens.trung hiếu — fidèle à ta parole, aimant envers tes parents
  2. Reste simple, honnête et généreux de cœur.phác hậu
  3. Sois intègre et économe ; sois heureux même sans richesse.thanh kiệm lạc bần
  4. Si tu réussis, mets ton savoir au service du juste.tiến vi nghĩa sĩ
  5. Si tu n'as pas de poste, sois un travailleur honnête et fier.thoái vi lương nông
  6. Ne sois ni orgueilleux ni dissolu.vật kiêu dâm
  7. N'offense pas tes aînés ni tes supérieurs.vật phạm thượng
  8. Ne sois pas querelleur ni procédurier.vật tranh tụng
  9. Ne t'adonne pas aux jeux d'argent.vật đổ bác

Ces neuf phrases tiennent en une idée simple : sois quelqu'un de bien, quoi qu'il arrive. Concrètement, dans ta vie d'aujourd'hui, voici ce que cela peut vouloir dire :

Apprends

Donne-toi à fond dans tes études et tes passions. Le savoir est le trésor que personne ne peut te prendre — et le plus bel hommage à tes aïeux lettrés.

Honore les tiens

Écoute tes parents et tes grands-parents, prends soin d'eux, retiens leurs histoires. Demande-leur de te montrer l'autel des ancêtres et de t'expliquer le jour de commémoration.

Agis avec droiture

Dis la vérité, tiens tes promesses, défends les plus faibles. La réputation d'intégrité de la famille s'est bâtie geste après geste — ne la brise pas.

Garde tes racines

Apprends à écrire ton nom, connais ta branche, sache d'où tu viens. Et un jour, transmets ce livret — complété de ta propre histoire — à ceux qui viendront après toi.

« Les descendants de la lignée Đinh Nho font le vœu de demeurer toute leur vie unis, de se conseiller et de s'entraider, et de suivre la vertu lumineuse des ancêtres — pour ne pas avoir honte devant les aïeux. » — Oraison de la lignée, prononcée chaque année à la cérémonie
Chapitre VIII

VIII · La carteLieux de mémoire

Si tu reviens un jour au pays natal, voici les lieux où l'âme de la famille demeure.


Carte des lieux de mémoire · Dòng họ Đinh Nho CARTE DE LA FAMILLE · ĐINH NHO Mer de Chine méridionale Việt Nam Chine Laos Ngàn Phố N S O E Exode ~1527 HƯƠNG SƠN · HÀ TĨNH ★ Berceau de la lignée ~1543 GIA VIỄN · NINH BÌNH Berceau ancestral CAO BẰNG Gouvernorat · Đinh Nho Hoàn VĂN MIẾU · HÀ NỘI Stèles de nos ancêtres Temple Gôi Vỵ Quatre Phúc thần Từ đường Đại Tôn THANH CHƯƠNG Branche Đinh Nho Côn NGHI XUÂN Branche Đinh Nho Thường NGHI LỘC Tombeau Tổ mẫu La lignée dans le monde 散 · Essaimer sans oublier FR France · Paris Đinh Nho Tiêu · poète, 16ᵉ génération NO Oslo · Norvège Đinh Nho Hưng, Ambassadeur UK Cambridge · Angleterre Đinh Nho Tâm, Trinity College US Harvard · États-Unis Đinh Thị Hoa & Đinh Nho Minh LÉGENDE Lieu fondateur ★ Temple / Mausolée Site historique Branche de la famille Diaspora internationale Migration / exode Rivière « Kế thế đăng khoa » 繼世登科 De génération en génération, reçus aux concours sans interruption. — Devise de la lignée Đinh Nho NHO HƯƠNG SƠN ≈ 100 km Carte illustrée · Dòng họ Đinh Nho — Hương Sơn, Hà Tĩnh · ~1543 → aujourd'hui

Le temple de la lignée (Từ đường)

À Đồng Vực, commune de Sơn Hòa, district de Hương Sơn (Hà Tĩnh). C'est le cœur de la famille : les deux branches de Hương Sơn y rendent ensemble le culte aux ancêtres. On s'y rassemble chaque année le 9ᵉ jour du 1ᵉʳ mois lunaire.

Từ đường · Đồng Vực
Từ đường · Đồng Vực📷 Photo à venir

Le temple de Gôi Vỵ (Gôi Mỹ)

À Sơn Hòa, Hương Sơn. C'est là que sont honorés les Quatre Phúc thần de la famille et la Femme fidèle, Phan Thị Viên. Le temple a survécu aux destructions parce qu'il servit un temps de mairie. On y conserve aussi la fameuse cloche de pierre de Đinh Nho Hoàn.

Đền Gôi Vỵ
Đền Gôi Vỵ📷 Photo à venir

L'ensemble funéraire d'Áng Phần

À Sơn Hòa : le plus grand domaine funéraire de la lignée, qui regroupe 16 tombeaux, dont celui de l'ancêtre fondateur. D'autres ensembles existent : le mausolée de Kim Hoa, Trai Sơn, Lòi Chim Chim.

Áng Phần
Áng Phần📷 Photo à venir

Le tombeau de la Mère ancestrale

Celui de dame Hoàng Quý, la mère des quatre frères qui fuirent vers le sud, à Nghi Long (Nghi Lộc, Nghệ An). On raconte que, la nuit de son inhumation, une tempête recouvrit sa tombe de terre : les habitants la tinrent pour un « tombeau enseveli par le Ciel », très sacré.

Mộ bà Hoàng Quý · Nghi Long
Mộ bà Hoàng Quý · Nghi Long📷 Photo à venir

Le Temple de la Littérature, à Hanoï

Loin de Hương Sơn, mais essentiel : sur les stèles du Văn Miếu de Hanoï sont gravés les noms de Đinh Nho Công et de son fils Đinh Nho Hoàn, père et fils tous deux reçus docteurs. Si tu visites Hanoï, va les chercher : ce sont les noms de tes ancêtres, dans la pierre.

Văn Miếu · Hà Nội
Văn Miếu · Hà Nội📷 Photo à venir