Divinités tutélaires · le cadet

Đinh Nho Côn

XVIIIᵉ siècle. Sixième fils de Đinh Nho Công et frère cadet de Đinh Nho Hoàn. Major de la session régionale, accompli dans les lettres et dans les armes, marquis de Hương Nghĩa. Il s'établit à Thanh Liên, en Nghệ An, et y fonde un rameau de la lignée qui subsiste aujourd'hui.

Les lettres et les armes

Une communication du colloque le présente en une phrase : frère cadet du Hoàng giáp Đinh Nho Hoàn, reçu giải nguyên — premier de la session régionale —, homme accompli dans les lettres comme dans les armes, et d'un caractère entier.

Le seigneur Trịnh Doanh le nomma Đốc lĩnh de Nghệ An, en garnison à Kỳ Hoa, et il reçut le titre de Hương Nghĩa hầu, marquis de Hương Nghĩa.

Les fiches du site, appuyées sur Đinh Tú Anh (2023) et sur le mémoire de Nguyễn Văn Sô (Université de Vinh, 2007), lui attribuent en outre la charge de tri huyện de La Sơn, puis celle de tổng binh.

Le rameau de Thanh Liên

Il quitta Hương Sơn pour s'établir au village de Thanh Liên — aujourd'hui commune de Thanh Tiên, district de Thanh Chương, province de Nghệ An — et y fonda une branche cadette du clan Đinh de Hương Sơn.

Ce rameau n'est pas une note de bas de page : c'est de lui que descend, à la onzième génération, le poète Đinh Nhật Thận, dont le site garde la « Complainte d'une nuit d'automne en terre étrangère ». La page Généalogie lui consacre un chapitre entier.

Des six fils de Đinh Nho Công, quatre sont à l'origine des quatre branches de la lignée ; Đinh Nho Côn est de ceux-là.

Le culte

Il est honoré comme phúc thần au đền Gôi Vị, avec son père, son frère et sa belle-sœur. La communication qui énumère les quatre le nomme explicitement parmi eux.

C'est la particularité que le colloque souligne : non pas quatre canonisations dispersées, mais une seule maison — un père, deux de ses fils, et l'épouse de l'un d'eux — réunie dans un même temple.