Divinités tutélaires · le fils

Đinh Nho Hoàn

1671–1716. Troisième fils de Đinh Nho Công, Hoàng giáp du concours de 1700, gouverneur de Cao Bằng, vice-ambassadeur auprès de la Chine des Qing — mort en chemin. Poète sous le nom de Mặc Trai. C'est à lui qu'un colloque scientifique entier a été consacré ; ses trente et une communications sont la source principale de ces pages.

Le concours et les charges

Il est reçu Hoàng giáp — deuxième rang, premier nom — au concours Canh Thìn de 1700, la vingt et unième année de l'ère Chính Hòa, à trente ans. Une communication rappelle que le seigneur Trịnh Căn avait alors resserré les épreuves, et que ses dix-huit condisciples de promotion comptent plusieurs noms devenus illustres.

Sur ses charges, le colloque discute. Nguyễn Hữu Tâm établit que son premier poste fut Hàn lâm viện Hiệu lý — correcteur des livres à l'académie, rang sept principal — et conteste qu'il ait été Tham chính de Sơn Tây, ce que soutenait Ngô Đức Thọ. Le septième mois de l'année Giáp Thân, soit août 1704, il est envoyé Đốc trấn de Cao Bằng : une charge de frontière que la cour ne confiait qu'à trois provinces, et d'ordinaire à des militaires de haut rang.

Il est ensuite Thượng Bảo Tự khanh, et promu à titre posthume vice-ministre des Rites (Tả Thị lang bộ Lễ).

L'ambassade, et une mort que les sources ne tranchent pas

L'année Ất Mùi (1715), il part comme Phó sứ — vice-ambassadeur — de la mission tributaire auprès de la Chine des Qing. Phan Thị Viên, son épouse seconde, l'accompagne jusqu'à Lã Côi, aux portes de la capitale.

Il meurt au cours du voyage, les 27 ou 28 du douzième mois lunaire de l'année Ất Mùi. Cette année est 1715, mais ce douzième mois tombe en janvier 1716 : c'est pourquoi les sources donnent tantôt l'un, tantôt l'autre millésime — sans qu'aucune ait tort.

Le lieu, lui, reste discuté. Le Đại Nam nhất thống chí dit seulement « mort en chemin », sans préciser le sens du voyage. Une communication du colloque — celle de Đinh Nho Quỳ — est tout entière consacrée à ces questions ouvertes, et rapporte que la relève des ossements en 1976 puis 1985 a livré un cercueil intérieur et un sarcophage extérieur étanche, sans aucun objet funéraire : un traitement que l'auteur juge « honorable mais hâtif », et qu'il verse au dossier plutôt qu'il n'en conclut.

Sa dépouille fut ramenée au pays et inhumée ; la cour des Lê et celle des Qing prononcèrent l'une et l'autre une oraison funèbre.

Le poète, et le culte

Ses poèmes d'ambassade, réunis par son gendre le docteur Nguyễn Trọng Thường sous le titre Mặc Ông sứ tập, occupent toute une partie du colloque : sept communications les étudient, du « Cao Bằng thập thủ » composé au poste-frontière au « Phú sur le lac Động Đình ». On en lit trois sur la page qui lui est consacrée au recueil de poèmes.

Il est vénéré au đền Gôi Vị aux côtés de son père et de son épouse. Le site lui donne par ailleurs le titre divin de Đắc Đạt Đại Vương.

Le temple conserve trois stèles de pierre liées à sa vie ; Đinh Nho Quỳ observe que celle du milieu, gravée sur quatre faces, l'a été en deux campagnes — d'où l'hypothèse que les faits postérieurs à sa mort y furent ajoutés après coup.